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L'armée à l'époque française et hollandaise

Jusqu’à la fin du 18e siècle, l’armée était principalement une armée de métier. C’était la tâche des fameux « sergents recruteurs » de la constituer.
Les sergents recruteurs placardaient sur les murs ce qui sera la première affiche publicitaire de l’histoire « Avis à la belle jeunesse ».
Ceux-ci étaient des personnages hauts en couleur qui arpentaient villes et campagnes pour embaucher, belles promesses à l’appui, les jeunes gens épris d’aventures, d’autres dégoûtés de leur état de paysan exploité, d’autres encore pour qui l’enrôlement sera l’occasion d’échapper à la potence.
Notons que pour ces derniers, le passage sous les armes sera souvent l’occasion de continuer à perpétrer leurs exactions en toute impunité. C’est ainsi qu’au 18e siècle, bon an mal an, ils trouvent 40% de leurs soldats.

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Affiche de recherche de conscrits déserteurs dans le canton d'Enghien, en 1808 (Archives Rewisbique)

La conscription

En 1794, les provinces belges furent conquises par les Français et, l'année suivante, incorporées à la France.
Pour mémoire, le 26 juin 1794, le général Jean-Baptiste Jourdan avait définitivement vaincu les troupes autrichiennes à Fleurus, et par le traité de Campoformio (1797) l’Autriche reconnaissait formellement la cession des Pays-Bas du Sud (Belgique) à la France. La France annexait également la Principauté de Liège, laquelle avait conservé son indépendance depuis l'an 980.
C’est en 1798 que le général Jourdan fit passer une loi instaurant le service militaire obligatoire et que naquit me mot « conscription » qui consistait en l’inscription au rôle des jeunes gens parmi lesquels le sort désignait les « conscrits », c’est-à-dire ceux qui devaient partir pour le service militaire. Cette conscription perdura jusqu'en 1909 et elle fut tempérée par l'utilisation du tirage au sort.
Quand, la même année, furent apposés les premiers placards annonçant l'extension des lois sur la conscription à la Belgique, il s'ensuivit un tollé général et des manifestations de rébellion des paysans éclatèrent aux quatre coins du pays. L’insoumission était quasi générale.
En l’an VII de la République (1799), une proclamation du général Collaud, commandant en chef des départements belges, promettait la pardon à ceux qui gagneraient enfin les rangs de l’armée. Ces belles promesses n’eurent pas beaucoup d’audience et les Belges restèrent farouchement hostiles à la conscription. Il faut dire qu’annexés, nos ancêtres n’avaient pas, comme les Français, le stimulant de la gloire nationale.

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Gravure illustrant la séance du tirage au sort (Musée Royal de l'Armée-Bruxelles)

Le tirage au sort

D'habitude, au mois de février, une affiche signée du bourgmestre et des échevins faisait savoir aux futurs miliciens la date du tirage au sort. Le jour fixé, on groupait les intéressés de toutes les communes faisant partie du canton de milice. C'est au cheflieu du canton qu'avaient lieu les opérations de ce mode de recrutement des jeunes troupiers. Celles-ci étaient présidées par le Commissaire d'arrondissement.
Tirer un bon numéro, c'était s'éloigner des plus bas chiffres. Aussi vendait-on des cartes coloriées où un conscrit, les joues roses, s'écriait, en brandissant sous le nez d'une vieille femme un papier déroulé : « Un haut, ma tante ! ». « Un haut, ma tante », c'était la devise des chançards . Et le tirage avait commencé au chef-lieu du canton, sans cérémonie. Les jeunes villageois s'attendaient à autre chose qu'à cette formalité dont la rapidité même empêchait de sentir la fatidique importance. C'était donc cela le destin ! Un sous-officier bougon lisait une liste. Chacun, à l'appel de son nom, se détachait du groupe et venait retirer, d'une sorte de tambour, un étui de bois où se trouvait enroulée une feuille de papier avec le numéro. Comme ils y avaient songé, les conscrits rougeauds, à cette minute qui fixerait leur sort ! On leur avait dit au village : « Prendre à gauche, du côté du cœur ! » ou encore « Tout au fond : les mauvais numéros sont au-dessus ! ». Les impressions diverses se manifestaient : « mal tiré », « bien tiré ».
Pour ceux qui avaient tiré un mauvais numéro, l’épreuve suivante consistait dans le conseil de révision qui les déclarerait définitivement aptes ou non pour un service militaire de sept à huit ans. Cet « examen » se déroulait publiquement sur les lieux mêmes du tirage au sort. Bien qu’immense était le désir de pouvoir rester dans leur foyer, nos jeunes gens redoutaient, malgré tout, cette épreuve qui devait décider de leurs aptitudes militaires. En effet, à cette époque, aptitudes militaires et sexuelles allaient de pair et la crainte de voir leur virilité mise en cause était bien souvent plus forte que la tristesse de devoir quitter leur famille et leur village pour une aussi longue période, sans être certain de jamais les revoir.
Pourtant, les « réformés » étaient nombreux et des archives nous apprennent qu’en 1872, un tiers des conscrits présentent des problèmes physiques graves : 5% mesurent moins de 1m45, 9% sont phtisiques ou rachitiques, 4% sont boiteux ou atteints de hernies, 3% sont bossus ou ont des pieds bots ou plats, 2% ont des troubles de la vue ou de l’ouïe et 1% sont édentés…
Une fois le verdict tombé, il restait au conscrit apte au service à se préparer à un long éloignement.
S’ils avaient des parents fortunés, il lui restait la possibilité de s’acheter un remplaçant, que ce soit un plus chanceux que lui lors du tirage au sort ou un conscrit d’une classe précédente qui est prêt à « rempiler » pour 7 à 8 ans !
En effet, le système en vigueur à l’époque autorisait cette pratique. Ces remplacements faisaient l’objet d’un contrat souvent passé devant notaire et dont le montant de la transaction représentait une somme d’argent importante (10 à 12.000 francs de l’époque), et n’étaient véritablement abordables qu’aux « fils à papa ».
Il permettait ainsi aux fils de familles aisées d’échapper à une expédition longue et hasardeuse, en même temps qu’il fournissait une source de revenus inespérés à de pauvres hères démunis…
Pour les autres, la feuille de route leur parviendra un beau matin de novembre ou de décembre. Ce sera alors le temps des adieux déchirants, avec l’espoir de se revoir un jour, pour un long voyage inconnu qui sera, pour la plupart, le seul de leur vie.
Le jour du tirage au sort était un jour néfaste entre tous. Toute une série de pratiques étaient mises en oeuvre pour s’attirer les faveurs du sort : prières, invocations, neuvaines et autres pratiques magiques.

Sources: Pierre ISRAEL - Imp. Chauveheid - 1989. (http://users.skynet.be/maevrard)

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Avis favorable du Collège communal de Rebecq daté du 20 décembre 1839 autorisant le nommé Edouard Wyvekens, frère du meunier de Rebecq, autorisant ce dernier à être remplacé à son incorporation au 2e de Ligne (Archives Rewisbique-Rapports des conseils communaux 19e-

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